Découvrez le Dictionnaire des Poinçons Or et Argent :

L'or et l'argent, en raison de leurs qualités particulières et notamment de leur éclat, ont de tout temps été utilisés pour satisfaire à la fois le besoin de parure mais également comme constituant de patrimoine et de fortune personnelle. Ainsi la vogue de la vaisselle en or ou en argent fut très grande sous l'Ancien Régime, en France comme en Europe.

Mais les différentes crises économiques successives et la Révolution Française ensuite mirent les détenteurs d'orfèvrerie et de joailleries dans la nécessité de fondre les pièces détenues pour du numéraire.
Les ouvrages d'orfèvrerie se raréfiant par ces grandes destructions(volontaires ou par décrets) en vue d'accroître la circulation monétaire, il n'est pas étonnant que les amateurs et collectionneurs recherchent les pièces rescapées.

Et même si les connaisseurs peuvent arriver à fixer d'après le style de la pièce son époque et son lieu de fabrication, il est souvent difficile de les dater tout en sachant que certains contrefacteurs de plus ont toujours cherché pour leur bénéfice à masquer ou maquiller les dates de création.

Voilà pourquoi il est facile de comprendre l'utilité de marques officielles ou poinçons dont sont revêtus les produits des industries utilisant les métaux précieux.

L'obligation du poinçonnement néanmoins n'est pas très ancienne. En France - le pays oú est apparu le premier poinçon officiel - date de l'ordonnance de Philippe le Hardi en 1275.

A partir de cette ordonnance royale, chaque communauté d'orfèvres devait posséder son poinçon propre et l'insculper sur tous les ouvrages en argent. En Juin 1313, une nouvelle ordonnance étendait ces obligations aux pièces réalisées en or.
Dans les provinces et à partir de cette époque, les jurandes d'orfèvres créaient leur poincon propre et c'est uniquement au XV siècle qu'apparaissent en Belgique les premiers poinçons.

Vous trouverez dans le Dictionnaires des Poinçons Or et Argent sur le site Interor.fr la liste complète présentée sous la forme d'une base de donnée consultable en ligne 24 h sur 24.
Ce site a transcrit un ouvrage publié en 1924 appelé "Dictionnaire des Poinçons" écrit par M. Beuque , Contrôleur de la Garantie à Paris. A coté de l'image ou le dessin, le visiteur trouvera une description détaillée du poinçon.

En France, les poinçons des jurandes étaient désignés sous le nom de poinçon commun ou contremarque parce qu'ils étaient apposés à côté du poinçon spécifique de chaque maître orfèvre sur les gros ouvrages en or ou en argent.

A partir de 1681 en France, apparaissent deux types de poinçons différents : le poinçon de charge et celui de décharge. A partir de là, se multiplient les modèles de poinçons pour les moyens et petits ouvrages en or ou argent, pour les pièces venant de l'étranger, pour les objets exportés...
La multiplication créant la confusion, dès la fin du XVIIIe siècle, les poinçons s'inspirent de symboles différents comme des animaux, des fleurs, des parties du corps, des têtes d'oiseaux. Il devient alors très utile pour les experts et chercheurs de créer une nomenclature aussi complète que possible des nombreux symboles utilisés au cours des siècles.

Pour les particuliers, paiement obligatoire par chèque selon la loi nº 2011-900 du 29 Juillet 2011
Suivant la législation en vigueur, pour toute transaction de lingots, pièces ou débris d'or, une taxe de 10,5% est due au Trésor Public